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Emmanuel

 

Le clairet est une spécialité exclusive de la ville de Bordeaux. Il vient des vignobles épars qui comptent une superficie dépassant 750 hectares. C’est l’ancêtre de tous les bordeaux, car concernant le nectar de la région, on a parlé d’un vin clair et bon et marchand, et cela depuis le 15ème siècle. Vers le 18ème siècle, les Anglais ont appelé les vins qu’ils se procuraient à Bordeaux des French clarets.

Par leur couleur, les Clarets ou clairets se placent entre les rouges foncés et tanniques et les rosés infiniment plus clairs. C’est au moment de la vinification que les clairets se différencient des rosés. En effet, la macération des rosés s’effectue en 24 heures, et pour les clairets, elle se réalise en 48 heures.

La production de ces vins est secrète, mais plusieurs personnes du monde entier en raffolent. Ne soyez pas déçu si vous séjournez dans une ville quelconque, on vous proposait un clairet de la cave à vin d’un restaurant. C’est toujours agréable de savourer ce vin aux arômes intenses de fruits rouges. Sachez que le plus gros producteur indépendant de ce vin est le château de Lisennes, implanté dans le village de Tresses.

La famille Soubie en élabore depuis une vingtaine d’années, et ce sont le Japon, l’Australie, et Chicago qui commandent le plus de clairets. Professionnellement, elle a soutenu le fait que ces derniers se distinguent par leur couleur. Il faut savoir que c’est ce type de vin qui est le premier à être embouteillé au début du 18ème siècle. Son authenticité se confirme avec sa couleur rouge clair, parfois frangée d’orange.

Au tout début, le clairet est le mélange de raisins rouges et blancs. Actuellement, plusieurs dizaines de producteurs girondins maintiennent encore cette tradition. Quelques viticulteurs, comme le château La Salargue, le château Penin, le château de Parenchère et le Clos Normandin, conçoivent plusieurs dizaines de milliers de bouteilles de ce vin, avec des parfums framboise, de fraise et violette. À Médoc, au château de Lamarque et aussi du côté de Sainte-Foy-la-Grande, on élabore du clairet au château Hostens-Picant, mais un clairet de saignée.

 

Les repas champêtres, les grillades au feu de bois ainsi qu’à tout ce qui vient de la mer et à la cuisine exotique conviennent bien à ce vin. Autre atout non négligeable du clairet, il est un vin qui convient aux repas. À Bordeaux, les chefs Laurent Vialette et Christophe Dupuy proposent du clairet en dégustant une salade de langoustines au jambon de Bayonne et piquillos au Jardin d’Ausone.

June 25, 2017 0 comment
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Les 20 siècles d’histoire du vignoble bordelais font de Bordeaux une destination incontournable pour les amateurs de vins. Cette histoire a commencé depuis le XIIe siècle, mais la période d’avant est assez méconnue de tout le monde. Cependant, ce que l’on sait, c’est que l’ancêtre des Cabernets est le Biturica.

 

Vers le XIIe siècle

Cette période marque le commencement des échanges commerciaux entre Bordeaux et les îles Britanniques. Dans ce temps, le Royaume d’Angleterre détenait l’Aquitaine. Des tonneaux de 900 litres étaient utilisés pour effectuer les expéditions. Ensuite, cette capacité a été prise comme référence pour l’unité de volume internationale pour le jaugeage des navires.

 

Vers le XVIIe siècle

À cette époque, les vins de Bordeaux ont attiré de nouvelles nationalités. Il y a les Hollandais, par exemple, qui se sont intéressés à l’eau-de-vie. Avec les traditionnels Clarets, des vins blancs secs et doux destinés à la distillation ont été ajoutés aux convois que fournissent les Bordelais.

 

Vers le XVIIIe siècle

Pendant cette période, la « High Society » londonienne a conceptualisé la consommation des vins fins. C’est alors que les exportations se sont développées et les îles d’Amérique ont commencé à faire leur commande. Ce siècle a marqué l’arrivée des premières bouteilles bouchées et scellées pour remplacer les tonneaux.

 

Vers le milieu du XIXe siècle

Cette époque a été marquée par l’oïdium, une maladie qui a terriblement touché le vignoble bordelais. Mais après la conception d’un procédé de soufrage pour y remédier, le vignoble girondin a beaucoup prospéré et chaque cave à vin en a profité.

 

Vers la fin du XIXe siècle

Le phylloxéra, une autre maladie qui a gagné et a ravagé les vignes de Bordeaux. La greffe de cépages français sur des porte-greffes américains qui résistent au phylloxéra les a sauvés. Pourtant l’arrivée du mildiou les a encore troublés, et ce dernier n’a été maîtrisé qu’avec la bouillie bordelaise.

 

Vers le début du XXe siècle

Après les maladies qu’ont rencontrées les vignobles bordelais, les fraudes et la baisse des prix ont mis en place une crise nouvelle. Une législation sur l’origine des vins a été établie pour s’en préserver. Elle permet de baliser les aires d’appellation du vignoble bordelais sans prendre en compte les autres départements à part la Gironde.

Depuis l’année 1936, les appellations sont contrôlées selon les conditions de production, comprenant l’aire géographique, les cépages, le rendement, le degré, la méthode de culture et de vinification. Les Graves et Saint-Emilion ont fait l’objet de nouveaux classements. Actuellement, 97 % de la production bordelaise correspondent aux AOC.

 

 

June 5, 2017 0 comment
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